Covid-19 : Le remède malagasy, un moyen de restitution des îles éparses ?

Par Tohozaka SILENY, Éditorialiste

Le monde entier se trouve, actuellement, dans une nouvelle ère. Le covid-19 est devenu non seulement une crise sanitaire mais aussi une terrible menace d’une nouvelle crise économique mondiale. Toutes les Nations sont confrontées à une incertitude extraordinaire sur la profondeur et la durée de cette crise[1]. Mais il est fort probable que plusieurs États, y compris les pays développés, seront face à une croissance économique en berne à partir de cette année 2020. Une crise économique qui s’annonce aussi grave que celle de 1929 selon la directrice du FMI. Actuellement, les États-Unis d’Amérique, considérés comme moteur économique mondial seront certainement touchés par la récession cette année, vu l’augmentation sensible du chômage, déjà très élevé. Ce qui va diminuer le nombre de consommateurs, et corollairement une régression dans l’importation et dans le commerce international. Aussi, pour la France, le gouvernement a anticipé l’insuffisance du plan d’urgence de 45 milliards d’euros destinés à sauvegarder son économie alors que la crise et ses effets semblent être encore durables. Ce qui l’expose, sans doute, à un nouveau risque d’excès de dépenses publiques accompagné d’une chute de recette. Il en est de même pour la Grande-Bretagne, sauf pour la Chine et la Russie encore en question et qui, historiquement sont alliés.

Force est de constater que pour la Chine, cette crise a toujours un double tranchant : le danger et l’opportunité. C’est la raison pour laquelle elle a réagi presque en temps réel contre le covid-19 et ses impacts économiques. La décision du gouvernement chinois en matière de fiscalité n’a impacté que les recettes budgétaires du premier trimestre de 2020. Ce qui permet à son pouvoir central d’ajuster leur recette cette année même et de publier une directive tendant à accélérer la relance de l’emploi et à le stabiliser pour contrer l’impact de l’épidémie sur son territoire.

Cette crise touche donc tous les pays « véto » des Nations Unies et est considérée, parfois même comme étant un otage de l’économie occidentale. Alors serait-il possible pour Madagascar de tirer profit de ce contexte mondial sur la conquête d’une vraie indépendance tout en engageant une nouvelle approche diplomatique ? Plus précisément, si la propagation du covid-19 persiste sur l’échelle mondiale, la découverte par Madagascar d’un médicament contre le coronavirus ne serait-elle pas un nouveau moyen de restitution des îles éparses ?

Une nouvelle approche diplomatique pour la restitution des îles éparses

Dans le monde du droit international, les îles éparses notamment l’Europa, la bassas da india, Juan de Nova, l’île Glorieuse, Tromelin sont incontestablement des îles malagasy. Mais puisque dans la géopolitique internationale, le rapport de force est inévitable, la diplomatie devenait un peu compliquée. Plus particulièrement, le droit est en quelque sorte propulsé sur le devant de la scène politique car cette dernière constitue souvent un des enjeux majeurs de conflit. La façon dont Emmanuel Macron agit envers Andry Rajoelina dans sa quête des îles éparses peut servir d’exemple. Il ne considérait pas Madagascar comme étant un obstacle. Néanmoins, la situation très critique de l’économie occidentale en temps du covid-19, par rapport à celle de la Chine et de la Russie peut favoriser une tournure au profit de la grande île.

Il faut noter que les américains ainsi que les Européens, y compris la France, sont aujourd’hui très attentifs par les nouveaux médicaments « Vita Malagasy » contre la pandémie. Cette situation constitue alors, du point de vue diplomatique, une alternative à la Chine génératrice du coronavirus et qui prétend avoir trouvé un remède. Pourquoi alors ne pas en profiter ? Sachant que l’accord politique échappe au droit, une coopération politique pourrait donc être faite vis-à-vis des États membres de véto des Nations Unies, surtout à l’égard des États-Unis et de la Grande-Bretagne grâce au remède malagasy. Et cela devrait être conclue indépendamment de l’apport économique de l’industrialisation pharmaceutique. Le but est d’inciter la France, par une nouvelle approche diplomatique tenant compte de conjoncture politico-économique mondiale, à restituer nos îles éparses.

[1] Discours de la Directrice Générale du FMI, Kristalina Georgieva

©Crédit photo

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