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Culture

Être malagasy à Paris

En ce moment, vivre à Paris n’est pas un long fleuve tranquille. Les débats sur le port du voile occupe sensiblement l’actualité, l’acte de terrorisme qui s’est produit au sein de la Préfecture de Police de Paris est à l’origine du climat délétère. Le vivre-ensemble semble prendre des allures utopiques, tant les clivages et les oppositions ne cessent de s’alimenter. Le pays est fracturé où les nouveaux étendards sont Raphael Gluksmann voulant réanimer une pensée de gauche et Charlotte D’Ornellas qui incarne la nouvelle droite décomplexée laissant entrevoir un trait d’union entre la droite héritière de Nicolas Sarkozy et l’extrême droite. La politique française peut faire peur pour les personnes extérieures à la France. Du point de vue des malagasy locaux, Paris est la ville lumière où il y fait bon vivre. Pourtant, on est à mille lieux de s’imprégner de l’esquisse quotidienne ressentie par d’autres résidents ou citoyens français.


Les amoureux du foot ont pu, en effet, suivre les déclarations intempestives de l’ancien joueur du PSG Dani Alves, à la version brésilienne du magazine GQ « Paris est aussi une ville stressante, je ne l’aime pas beaucoup, a-t-il expliqué. Si tu vas à Paris pour une semaine, ce sera le voyage de ta vie. Plus que ça, ça fatigue. Ça me rappelle un peu Sao Paulo…Mais là, ce sont des putains de racistes, a lâché le latéral droit de la Seleçao. Avec moi, ils n’ont rien fait, parce que je les aurais envoyés se faire foutre, mais je l’ai vu avec mes amis. »

A travers le regard des autres, on se fait une meilleure idée de l’image d’une ville ou d’un pays. Paris arbore manifestement les paradoxes entre splendeur et décrépitude, un fossé entre ce qu’elle parvient à attirer chaque année avec ces millions de touristes et la dureté de la vie quotidienne où chacun semble se méfier de son vis-à-vis. Les malagasy ont préservé une identité locale, en se réunissant dans des lieux pour se retrouver uniquement entre expatriés, en organisant des soirées communautaires, en faisant vivre les lieux de socialisation des Foyers universitaires malgaches ou  par l’intermédiaire des événements comme Zama qui sont le meilleur moyen de fuir ses luttes intérieures et de vivre bien en se rappelant les bons souvenirs du pays.

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