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Serions-nous prêts pour les 60 années à venir ?

Serions-nous prêts pour les 60 années à venir ?
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Bâtir un pays n’est pas une mince affaire. On ne peut pas le faire seul et cela demande d’avoir un plan, d’épouser une vision. Être visionnaire sous-entend que les décisions prises aujourd’hui auront un impact positif sur les générations futures : à savoir entre autres la révolution digitale et technologique en cours, la révolution génétique à venir, la trans humanisation, ainsi que la révolution énergétique naissante.

A la veille de la célébration de la 60ème anniversaire de son Indépendance, Madagascar est plus que jamais dépendant des aides extérieures. Le pays s’est embourbé dans des affaires de corruptions de ses hauts fonctionnaires, une gangrène qui s’épand dans toutes les strates administratives de l’état. A cela s’ajoute l’impuissance de la population à saisir son avenir. La grande majorité des malgaches vivent actuellement sans but, sans inspiration et vivent au jour le jour.

Il est plus qu’urgent de saisir le vrai sens de la politique [Polis – ikos : qui signifie cité, concerne le citoyen] : pratiquer la science de gouvernement de l’Etat, pour mettre en place une société organisée, structurée et développée et aussi pour assurer le bon fonctionnement avec efficacité de la structure étatique. Les dirigeants du pays devraient fortement réfléchir à l’art de gouverner dans son sens le plus noble avant de s’engager dans n’importe quelle entreprise politique :  c’est avant tout servir, être au service de la nation et pour l’intérêt général.

« Sans vision le peuple périt »[1], le pays a besoin de plus de sources d’inspiration comme l’ont fait les Bareas, les ZAMA Awards etc., le réveil se situe à ce niveau, avec l’avènement d’une prise de conscience, mais ces actes fondateurs propices à une nouvelle émergence doivent être constamment alimentés et renforcés. C’est pourquoi, il est urgent de célébrer toutes les victoires aussi minimes soient elles, des multiplier les initiatives positives qui vont tirer tout le monde vers le haut. Car il faut partir du postulat que le monde, mais aussi l’Afrique n’attendra pas Madagascar, c’est à nous de briller et faire rayonner notre culture, notre originalité, d’apporter notre contribution, le meilleur de nous-même au monde.

Une question persiste et se pose : A qui le malgache du 21ème siècle ressemblera-t-il/elle ? Serions-nous prêts pour faire face et rentrer avec fierté dans les 60 années à venir ? Ayons l’ambition conquérante d’Andrianampoinimerina, la grandeur majestueuse d’un Manjakamiadana et se dire : rêvons grand et osons devenir ce que nous voulons vraiment être ! Qu’est-ce que nous visons après ces 60 ans d’indépendance ? Mais dans tous les cas, les 60 prochaines années se construisent dès aujourd’hui.

Fabien Gaston RAZAKANDRAINIBE. Editorialiste,

[1] Proverbes Chapitre 29, verset 10. La Bible.

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