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GEN-Z : L’avenir pour une chance sur deux

GEN-Z : L’avenir pour une chance sur deux
La Banque mondiale a établi en 2024 un tableau retraçant le taux de la pauvreté multidimensionnelle connue dans ce monde, auquel Madagascar figurait au cinquième rang et, publié à ce titre un rapport d’évaluation relatif à ce fléau qui gangrène le pays freinant ainsi son développement. Evidemment, la Banque mondiale n’en est pas à sa première et ne s’arrêtera pas de rapporter dès lors que notre terre natale resterait sous la perfusion des aides internationales en dépit des accords multilatéraux, à la fois, incompréhensibles à la population et, ingérables aux yeux des dirigeants élus en tant que tels.
La Gen-Z en 2025 a pourtant osé franchir le pas pour une rupture. Partant, elle a revendiqué l’avenir du pays vers une vraie indépendance où la démocratie, la décence et la justice ainsi que l’égalité du peuple Malagasy puissent les réunir dans une société à laquelle tous et toutes voudront bâtir et vivre ensemble à partir de ce moment présent.
Pour autant, les partis politiques et anciens dirigeants successifs comptables du déficit politique actuel à Madagascar songeraient déjà aux prochains scrutins afin de revenir aux affaires du pays.
Pour autant, l’Etat-Major général des armées de Madagascar n’a posé aucune condition à l’issue de la prise du pouvoir par ses cadets.
Est-ce le hasard d’un calendrier qui a bien voulu conférer à une compatibilité générationnelle ou d’une harmonie consensus émotionnelle ? Toujours est-il qu’une telle soif soit assouvie par ce régime hybride qui devra accompagner Madagascar vers une vraie « Refondation ».
GEN-Z : L’avenir pour une chance sur deux
GEN-Z : L’avenir pour une chance sur deux

Que dit à nouveau le dernier rapport de la Banque mondiale ?

« La lutte contre la pauvreté à Madagascar nécessite une réforme audacieuse en faveur de la croissance qui améliorera le climat des affaires, encouragera la concurrence, renforcera le capital humain, investira dans la connectivité, l’accès à l’énergie et l’infrastructure numérique, et stimulera la productivité agricole ». Et il ajoute que : « En mettant en œuvre de telles mesures, Madagascar peut créer un environnement propice à la croissance du secteur privé, à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, ce qui bénéficiera à l’ensemble de la population ».
Pour autant, ce taux de pauvreté a peu varié depuis 2008 en fonction des conjonctures politico-économiques mais reste constamment élevé, car il est dû à la hausse des privations notamment en matière d’électricité et de nutrition affectant principalement les zones rurales et urbaines.
Une chance sur deux que la Gen-Z laisserait passer à nouveau cette recommandation.

Que s’est-il passé depuis les crises récurrentes à Madagascar ?

Madagascar dispose de secteurs prioritaires et d’opportunités économiques tels ceux de la vanille, le cacao, le minier, le textile, le commerce électronique et les énergies renouvelables. Aucune loi n’interdit ou ne limite les investissements étrangers dans le pays. Mais l’instabilité politique et la corruption ont souvent encouragé l’encrage de ces entreprises étrangères pour mieux exploiter les richesses du pays sans se soucier de la distribution de celles-ci aux plus intéressés.
Une chance sur deux que la Gen-Z laisserait passer à nouveau cette injustice.

Que veulent-ils réellement ces jeunes « Malagasy » qui militent pour leur pays depuis les quatre coins du monde ?

Ils sont devenus insaisissables et infernalement incontournables pour le devenir de Madagascar. Par exemple, la création d’un mouvement nouveau dénommé « les gardiens de la révolution » doit nous interpeller. Cette jeunesse ne recule devant aucun sacrifice de communications, car elle passe l’alerte sur les auteurs et complices d’actes incompréhensibles de façon directe et brute à l’ère du 21ème siècle. Sur les réseaux sociaux, ces jeunes dénoncent comme une injustice ou un manque de transparence, voire une complicité de trahison envers le peuple Malagasy toute décision ayant trait aux souvenirs du passé restant longtemps inefficaces et pas appropriés pour un Etat Indépendant.
Une chance sur deux que la Gen-Z accepterait une nouvelle face de la France-Afrique.

Où veulent-ils en venir ?

Cette génération a pu mesurer les défis économiques qui pèsent sur le développement du pays. Elle a pris acte de l’existence de la mauvaise gouvernance et de la corruption généralisée ainsi que de l’augmentation préoccupante de la pauvreté urbaine. Et il y en a tant d’autres tels les problèmes d’infrastructures vétustes, la baisse vertigineuse du pouvoir d’achat face à l’inflation non maîtrisée. Pour autant, cette génération croît aux opportunités économiques, que Madagascar dispose et, où des secteurs porteurs peuvent ouvrir des horizons de croissance et d’investissement, sans oublier l’effort à consacrer pour l’éducation et le capital humain.
Une chance sur deux que la Gen-Z reculerait devant l’élan entrepris vers une refondation du pays.
Il est d’une évidence que Madagascar possède un potentiel économique important grâce à ses ressources naturelles, sa biodiversité unique et ses opportunités économiques dans des secteurs clés. Néanmoins, Madagascar doit et devra réaliser une croissance qui dure dans le temps. A cet effet, le pays doit surmonter des défis structurels tels que la corruption et le manque d’infrastructures ainsi que la faible gouvernance due à la tergiversation permanente des politiques.
La génération « Gen-Z » parie vers une refondation de sa terre natale basée sur des réformes dans les secteurs énergétique et minier ainsi que les initiatives internationales offrant des perspectives prometteuses tout en gardant la main sur leur mise en œuvre de manière efficace afin d’assurer un avenir économique stable et prospère pour les générations à venir.
Article rédigé par Lalaina RASOLONIRINA

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