Les enfants de « Trump » • 1ère partie

L’après Trump n’aurait pas encore commencé, si on écoute ses fervents militants. Les élections américaines ne seraient pas encore jouées puisqu’un temps de contestation, autrement dit les recours juridiques, le mettrait toujours dans la course. Une raison de plus, semble-t-il, pour que le futur ex-locataire de la Maison Blanche puisse se maintenir dans les lieux. Au-delà de la question contestataire qui obnubile le camp Trump, pour combien de temps, le Trumpisme peut-il encore durer ?

Lépilogue est très proche. « Cette administration ne fera pas de confinement » concède Donald Trump, résigné lors de sa première intervention, samedi dernier, depuis l’annonce des résultats. Le futur ex-locataire de la Maison Blanche commence à avouer à demi-mot sa défaite aux élections présidentielles américaines. Les deux derniers résultats en provenance de la Géorgie et la Caroline du Nord, le vendredi 13 novembre, donnant Joe Biden vainqueur avec 306 votes contre 232 à son adversaire, viennent entériner la victoire du candidat démocrate.  Les recours juridiques brandit par Donald Trump et tant espérés ont semblent-ils pris du plomb dans l’aile, à l’origine sans aucun doute de la résignation au sein d’une partie du camp des Républicains. Après cette parenthèse Donald Trump en passe de se refermer pour quatre ans à minima.

Donald Trump, une école de pensée ?

Donald Trump a été plus qu’un Président américain, il a été le symbole d’une conspiration au plus haut sommet de l’État. A la tête de la première puissance mondiale avec toutes les conséquences inimaginables sur le monde. Cette conviction anti-système est le cœur de la politique Trump. Le Président Trump a dénoncé pléthores d’accords internationaux : « les accords de Paris », les accords transnationaux comme le traité transatlantique ou les accords de paix comme les accords de Vienne au sujet du nucléaire iranien. Donald Trump, c’est le sentiment sans faille d’être contre l’establishment. Ce qui a été somme toute l’un de ses plus grands atouts. La machine Trump, qui a conquis la maison blanche en 2016, s’est reposée sur ce faire-valoir. Le socle électoral des extrêmes droites y compris en Europe se fonde sur ce ressentiment « mondialisé » des populations. La présidence Trump a été donc une cristallisation anti-media sous l’acception fake news. Il s’est approprié ce terme en étant un utilisateur courant si ce n’est pas systématique dans ses tweets. Le Washington Post comptait après 2 ans de mandat 4229 affirmations fausses. La rhétorique Trump a aussi cette force de presque faire oublier sa fortune, lui l’opposant au dit Establishment.

(Partie II à suivre)

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