Coronavirus, panique à bord ? Pas l’Afrique…

En Europe, la mise en quarantaine de deux régions du côté de l’Italie, pour endiguer le Coronavirus (appelé scientifiquement COVID-2019), a sensiblement renforcé la psychose parmi les populations. Le vieux continent devient désormais le deuxième foyer mondial étant le plus touché par le Coronavirus, après l’Asie orientale. La France qui partage ses frontières avec le nord-ouest de l’Italie, montre ses inquiétudes à l’image des politiques préventives qui s’intensifient, au fur et à mesure que les nouveaux cas détectés croissent. L’état léthargique dans lequel se dirige la France est presque devenu monnaie courante pour l’Élysée puisque depuis 5 ans, entre les attentats, la crise des « Gilets Jaunes », la grève contre la réforme du système de retraite et maintenant le Coronavirus ; chaque année une crise importante est à gérer. Les impacts économiques vont être colossaux entre le ralentissement fort de l’économie Chinoise qui capte 20 % de l’économie mondiale, cela vient s’ajouter les mesures prises par les dirigeants de chaque pays visant à réduire ou annuler des événements à grande portée comme le salon de l’Agriculture qui a été contraint de fermer un jour plus tôt, en France.

Et l’Afrique… ?

Si une soixantaine de pays ont connu les foudres du virus, l’Afrique est pour l’instant épargné des foyers continentaux avec seulement 3 cas détectés. Les interrogations sont nombreuses si la situation venait à se dégrader dans la propagation du Coronavirus, après avoir assisté à son accélération en Europe. Toujours en référence au cas de l’Italie, en espace de 3 jours, les autorités Italiennes ont déclaré être passées de 3 cas à 130. Le précédent Ebola est aujourd’hui un référentiel pour les pays d’Afrique de l’ouest dans la gestion d’un virus même si la contamination et la propagation du virus et très différente du Covid-2019. Mais, il faut bien se rattacher à quelque chose quand on a connaissance des systèmes de santé et de prise en charge, souvent limités sur le continent africain. Les maîtres mots dans ces situations complexes et à fort impact, sont la gestion, l’organisation et la présence d’un État providence en capacité d’endiguer un phénomène croissant et dévastateur comme l’est une pandémie. Des vertus qui sont loin d’être associées à un nombre important de pays du continent.

Madagascar joue la carte prévention!

À Madagascar, les autorités ont intégré l’importance de la communication et ne manque pas de rassurer la population. Une campagne a été lancée par le ministère de la santé, début février via les supports télévisuels et radiophoniques. Mais, un problème vient impacter davantage Madagascar, la recrudescence de cas de coronavirus en Italie. Les Italiens font partie des nationalités les plus importantes sur le plan touristique à Madagascar, occasionnant une vigilance plus grande, à un mois de la saison touristique. Cette épidémie en Italie créée de la tension chez les opérateurs du tourisme malgache qui y voient encore une nouvelle année compromise alors que leur secteur est toujours empli de belles promesses en étant associé au développement et au redressement du pays. Ce que redoutent les opérateurs, c’est l’annonce d’annulation de tout vol en provenance d’Italie comme l’a déjà fait le voisin Mauricien. Les propos de Joel RANDRIAMANDRANTO donnent une première tendance la santé d’abord, l’économie on peut la relancer plus tard ?

Gregory SILENY, Editorialiste.

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