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Politique intérieure

Comment sauver le pays malgré l’éducation ?

Sans vouloir faire le rabat-joie, la société malgache a perdu sa dignité et se trouve actuellement dans l’extrême pauvreté. Malgré cela, l’euphorie apportée par les Barea en 2019 constitue aujourd’hui le seul et unique exploit qu’on peut comparer à une défibrillation salvatrice réveillant l’unité nationale et libérant un bon nombre de malgaches par rapport à leurs nombreux facteurs bloquant ou croyances limitantes. 


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Bientôt à 60 ans après son indépendance, le pays se trouve dans un Momentum positif. Vraisemblablement le pays renaît mais les batailles restent nombreuses. C’est ce qui fait la beauté de Madagascar, la beauté du chaos dans lequel il se trouve. Car du chaos naissent les solutions. C’est à la fois un paradoxe et une énigme. Mais alors, est-ce qu’on peut se demander que ce soit du pessimisme constructif ? Les réponses à cette question sont forcément des nouvelles solutions transformatrices qui se traduisent dans la manifestation du passage de l’état d’esprit de perdant à l’état d’esprit de gagnant.

La solution est individuelle

Sauver le pays malgré l’éducation passe par l’individu. Chaque Malagasy doit consacrer sa volonté à transformer son état d’esprit. De l’assisté à l’entrepreneur ; du receveur au donneur mais aussi de l’imitation à la création ; de la lenteur à l’agilité. Apprendre à pêcher plutôt que de simplement attendre à être nourris par les aides internationales. Madagascar a profondément besoin de ces changements d’état d’esprit. Le pays n’a pas besoin de bras, Madagascar a besoin de cerveau. Ces changements passeront d’abord par un engagement individuel avant de devenir collectif. A l’encontre des idées toutes faites, la bonne stratégie de l’éducation serait donc de toucher des individus qui demain vont changer le pays. Car il est difficile de changer le collectif. Mais un individu engagé, qui prend sa vie en main, vivra en quelque sorte sa propre transformation, comme quelque chose à laquelle il ou elle veut vraiment consacrer du temps et fournir les efforts nécessaires. Il ou elle fera de ce changement d’état d’esprit comme une activité significative à laquelle il/elle se sent réellement dévoué. Chaque Malagasy engagé pleinement dans ce qu’il/elle fait trouvera sa place dans le Madagascar et le monde de demain. La réforme de l’éducation pour un pays comme Madagascar, serait donc une réforme axée à une approche individuelle, faire de chaque malagasy des gagnants et des entrepreneurs.

Fabien Gaston RAZAKANDRAINIBE, Editorialiste.

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