Appel aux autorités

La tristesse n’est pas assez forte pour décrire ce que la rédaction et toute l’équipe de Madagascar Media a ressenti, en voyant les images qui circulent sur la toile. Des concitoyens démunis, des vies détruites et emportées par ces intempéries qui ont frappé d’une force terrible et aux conséquences inéluctablement dramatiques. Le plus difficile pour ces milliers de personnes encore en vie et parmi nous, par la grâce de Dieu, reste à venir. Tout reconstruire sera le lot de toutes ces personnes livrées à elles-mêmes. L’absence de protection sociale et d’un filet de sécurité deviennent plus probants, toujours dans ces moments surréalistes, trop souvent gérés dans l’urgence et donc jamais œuvrés dans l’anticipation.

Pensons déjà à anticiper l’année 2021

Nous avons tous vu que les autorités malagasy se sont mobilisées pour venir en aide aux victimes et aux plus démunis, à commencer par le chef de l’État. Il y a quelques semaines, la banque mondiale a débloqué un fond de 50 millions de dollars à Madagascar pour pallier toute catastrophe. Il convient que nous ayons tous conscience, même si cela peut être dur à entendre, de la récurrence de ces intempéries. Ce discours est valable pour l’ensemble des acteurs allant des pouvoirs publics aux associations malgaches agissant sur le territoire ou en France. Sinon, nous serons toujours dans les mêmes réactions et toujours autant attristés des dégâts dévastateurs qui impactent malheureusement les plus fragiles, en premier lieu. La catastrophe surnaturelle précède une impuissance manifeste, pour autant, prévoir participerait à atténuer toutes les conséquences environnementales et humaines. Le but étant de couvrir et assurer un relogement de tous les malgaches sinistrés, ajouté à un relatif retour à la normale que ce soit pour la reprise de leurs activités, la scolarisation des enfants mais aussi penser à une cellule de prise en charge et d’accompagnement psychologique car l’adversité est encore plus grande pour tenir face à ces inondations lorsque le ventre est vide et la faiblesse du corps se fait ressentir. Ce n’est en rien un dossier facile à gérer et les régimes successifs n’ont jamais pris à bras le corps cette problématique qui revient inlassablement sur notre île ; mais ce sujet est tellement primordial et prioritaire que sensibiliser était un devoir pour penser à toutes ces victimes et aux familles qui doivent être emplies de sentiments d’injustice et de défaitisme. Même à 13 000 km, nous sommes tous inondés, ce n’est pas de l’eau, ce n’est en rien comparable mais juste empli de tristesse profonde et indescriptible. 

Gregory SILENY, Éditorialiste.

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