Madagascar : Comment protéger nos enfants des viols pédophiles et des actes d’incestes ?

Surgissement soudain des violences sexuelles à Madagascar

Récemment, dans les actualités quotidiennes à Madagascar. Il ne se passait pas une semaine sans que l’on soit informé de faits atroces, qu’un enfant, parfois même des bébés ont été violés. Selon les chiffres officiels, pour le mois de septembre dernier, la Police Nationale recensait une trentaine d’enfants victimes de viols et d’incestes.  Pourquoi ce surgissement soudain des violences sexuelles à l’enfant ? Ce qui est horrible et intolérable à entendre ce que ces actes infâmes ne représentent qu’une partie de l’Iceberg. Il semblerait que de nombreux enfants à Madagascar seraient victimes de viols pédophiles et d’incestes, souvent au su de leurs parents, mais ces derniers se taisent et laisseraient faire sans dénoncer par peur de représailles ou pire encore pour préserver un soi-disant prestige ou unité familiale. Pour lutter contre ces violences sexuelles nous lançons un appel pour mettre en œuvre des mesures concrètes, renforcer la protection et la prise en charge des plus fragiles, de leur venir en aide ou de faire le nécessaire pour qu’une nouvelle structure intervienne dans leur intérêt.

Un appel pour renforcer les actions protectrices et de prise en charge en faveur des victimes

La protection des enfants victimes est une urgence. Les parents qui se taisent face à ces actes infâmes mériteraient que leurs enfants leurs soit retirés et placés dans des structures pouvant les accueillir. Tellement les blessures portant atteintes à l’intégrité de l’enfant, aussi bien au corps qu’à l’âme sont si profondes qu’il est urgemment indispensable de protéger les victimes de ces violences sexuelles. Il faudrait faire entendre le message que les enfants victimes seront protégés, suivis psychologiquement et pris en charge sur le long terme et que les violeurs doivent être dénoncés, poursuivis et sanctionnés par les lois en vigueur. Une politique de tolérance zéro doit être appliquée. Protection et prise en charge constituent l’assurance nécessaire pour briser la loi de silence. Il serait essentiel d’envisager et mettre en place des relais ou des chaines d’écoutes, des lieux sûrs qui favoriseraient une totale liberté d’expression en toute confiance. Cela pourrait être une plateforme d’appel et/ou d’accueil auprès des enfants et des familles soutenant les victimes. Il est temps de s’intéresser à eux et d’être dans la capacité à leur fournir toute l’aide dont ils ont besoin. Mener une réflexion comment faciliter le signalement d’un enfant en danger d’agressions sexuelles ou en risque de danger. Aussi de trouver tous les moyens pour déconstruire les mentalités traditionnelles bloquantes qui empêcheraient la dénonciation des criminels. Nous devons être prêts aujourd’hui de penser le système familial de façon différente et rompre avec certaines traditions dévastatrices. Ce combat appartient à tous et fait appel aussi bien à l’interaction et aux interventions multiples, de l’État, des associations, des fondations, des bénévoles, mais aussi d’une juridiction forte et protectrice des plus faibles. Il est de notre devoir de citoyen de nous mobiliser ensemble en prenant conscience de l’urgence et de l’importance de la lutte contre les violences sexuelles faites aux mineurs, très vulnérables du fait de leur âge. En parallèle, cela participerait à renforcer la prévention et la lutte contre les violences sexuelles aux enfants.

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