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Madagascar, 2020 s’annonce plutôt vert

A l’heure de l’anthropocène

A l’aube de cette nouvelle décennie, la fin du monde selon l’horloge de l’apocalypse indique qu’il ne reste que quelques secondes avant le grand effondrement. Nous sommes selon certains prophètes de l’apocalypse dans l’ère de l’anthropocène qui serait directement liée à la phase intense d’urbanisation de la planète qui a débuté après la seconde guerre mondiale. Cette période menant à la disparition de l’humanité serait aggravée par le capitalisme.


À notre grand désarroi, la forêt Amazonienne brûle, des graves incendies impressionnants ont ravagé une grande partie des poumons de la Terre. En effet, la forêt amazonienne est de plus en plus menacée par une destruction totale, 20 000 km2 de sa superficie disparait chaque année. Selon certains spécialistes de nature pessimistes, il n’y aura plus de forêt Amazonienne en 2050. Nous vivrons les conséquences de ces feux et de ces pertes de biodiversité dans les années à venir. La CIA (Central Intelligence Agency, agence de renseignement la plus connue des Etats-Unis), voit le monde dans une accélération pouvant mener à sa propre disparition en 2035, jamais nos sociétés n’ont été menacées par autant de périls. Parmi les grandes tendances de ces dernières années, le réchauffement climatique et la crise environnementale sont des sujets devenus incontournables, tant les catastrophes naturelles sillonnant à travers la planète bleue deviennent de plus en plus meurtrières et dévastatrices, aussi l’incapacité des gouvernements à se mettre d’accord pour affronter le changement climatique ce qui révèlent l’immaturité de l’Homme quand il s’agit de parler de sa survie et celle de ses générations futures.

Et Madagascar dans tout ça ?

Isolé au beau milieu de l’Océan Indien, subissant chaque année des cyclones de plus en plus violents, la météo de Madagascar est étroitement liée au fonctionnement global de la terre. L’injustice climatique conduit le pays à tomber et se relever chaque année après chaque passage des cyclones, des étés de plus en plus caniculaires et des froids hivernaux se rapprochant de plus en plus de pays tempérés. Comme les fameux trois singes, les grands pays pollueurs ferment leurs yeux, leurs oreilles et leurs bouches poursuivant sur leur mode de consommation irresponsable et des politiques environnementales schizophrènes. Et Madagascar dans tout ça, s’interroge-t-on ? Les Malgaches sont autant responsables, les images satellitaires de l’île montrent à un rythme sans précédent la disparition des forêts primaires et denses humides Malgache, à raison de 250 000 hectares par an. Si l’on n’agit pas, les forêts malgaches auraient le même sort que la forêt Amazonienne. On assiste à la même lutte et au même combat pour préserver la faune et la flore sauvage endémiques, recelées dans ces sanctuaires. L’alerte est donnée et ne faisons pas la sourde oreille. Il est grand temps de transformer l’île rouge en île verte. Avec son programme de 60 millions d’arbres à planter pour commémorer le 60ème anniversaire de l’indépendance de Madagascar, la nouvelle Ministre de l’environnement, Vahinala B. RAHARINIRINA veut se mettre au diapason par une prise de conscience écologique, 2020 s’annonce plutôt verte. Qu’il s’agisse d’améliorer l’habitat et l’espace public en « renaturant » la ville avec le nouveau Maire d’Antananarivo, ce n’est pas tellement la problématique que nous avons annoncé ci-dessus qui est difficile à établir, mais plutôt la façon de mener à bien ce grand et vaste projet de reforestation. Car s’il y a un domaine où Madagascar peut rayonner au niveau mondial, c’est assurément par sa nature et son environnement. Pour toutes ces raisons invoquées, à notre Ministre de l’environnement, je vous souhaite le meilleur possible !

Fabien G. RAZAKANDRAINIBE, Editorialiste.

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