Suggestions de bonnes résolutions

Comme chaque année, la plupart des gens se mettent à prendre des bonnes résolutions pour donner la meilleure version d’eux-mêmes pour la nouvelle année 2020 à venir, mais rapidement, des nombreux témoignages montrent que la multitude sombre avec leurs belles promesses, noyée  dans la spirale de l’échec. Quelles sont les raisons de ces échecs et pourquoi arrive-t-on à ne pas tenir ces « bonnes » résolutions ? La réponse se résume en un seul mot : l’attention.

Une question d’attention

Les nouvelles technologies, les jeux, les informations et les loisirs diffusés en quasi-permanence, attirent notre attention et nous absorbent complètement. Tout le temps notre attention est sollicitée à s’amuser, à jouer, à se divertir, à acheter et à consommer. Le philosophe Michel Onfray parle de « crétinisation progressive de notre monde contemporain ». Il dénonce un totalitarisme nouveau, celui des données, du téléphone portable et d’internet. Des nombreux gens acceptent volontairement d’être asservis par les nouvelles technologies pourvu qu’elles assouvissent leurs désirs et leurs besoins. Le capitalisme débridé a triomphé sur notre volonté. Notre attention est emprisonnée par et dans des choses superficielles, le virtuel remplace subtilement le réel. On se laisse entrainer dans un système qui pousse les gens à accepter ce qu’ils n’auraient jamais dû accepter dans un autre temps.

La nouvelle année qui arrivent serait donc une occasion de se recentrer et focaliser notre attention sur ce qu’elle merite vraiment. Les bonnes résolutions seraient donc : consacrer du temps à se développer soi-même, se donner du temps à découvrir l’autre, à rencontrer et à aimer, reapprendre à s’emerveiller des choses simples de la vie, ramener notre attention à ce qui marche, à ce qui fonctionne, à ce qui fait avancer, à ce qui est positif, à la croissance, à l’emergence. Pour un pays comme Madagascar, il est temps d’arrêter la litanie de la pauvreté, et commencer à chanter le développement, la croissance, à y croire et s’inspirer constamment des belles histoires, des exploits des Malagasy qui réussissent et qui font briller le pays. Adopter une attitude semblable à celui ou celle qui attend la levée du soleil au petit matin alors qu’il fait encore nuit. Si chaque Malagasy commence à porter son attention sur ce qu’il veut vraiment dans sa vie, au lieu de penser à ce qui lui manque, sa vie se transformera et ainsi de même pour le pays. C’est cela la clé d’une bonne et heureuse année. C’est à chacun d’entre nous de la construire pour soi-même d’abord et ensuite pour le pays.

Fabien Gaston RAZAKANDRAINIBE, Editorialiste.

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