Procréation Médicalement Assistée : Jusqu’où se recouvrir du voile de la liberté ?

Emmanuel Macron vient entériner une promesse électorale en ouvrant la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples lesbiens via la loi bioéthique. Ce renversement des valeurs qui ne dit pas son nom, offre encore plus de libertés à ceux qui la demandent, le lobby LGBT grand acteur de cette lutte l’emporte sur la droite réactionnaire, mais perturbera inéluctablement la société française, à plus long terme.

L’état de Droit procure des réjouissances et des aspects sans commune mesure, essentiels au vivre ensemble : la sécurité, la liberté d’expression et de penser, la liberté d’exercer sa foi et sa croyance tout autant celle de ne pas croire. Ce sont ces plébiscites qui participent au fondement et socle de la société française. Nous y trouvons presque des valeurs communément partagées, quelle que soit la nationalité, la religion d’appartenance, la couleur politique. En revanche, le progrès tend sensiblement à diviser tant sur le plan politique que sociétal. En effet, si la société française reste principalement conservatrice, l’élite « mondialisée » soutient profondément une levée de toute forme de conservatisme, qu’il soit religieux, économique, éducationnel, moral et donc par définition « bioéthique ».

Le progrès, vu par une certaine élite appartenant à la gauche[1], sans quelconque indexation, jugerait uniquement le progrès sous un seul prisme. À savoir une société qui offre une totale liberté sur la vie de chacun sans aucun obstacle à celle-ci. La loi Bioéthique est une « hérésie » humaine où l’homme serait au contrôle de tout pour assouvir son seul désir et besoin personnel. L’être humain désireux d’avoir un enfant, faisant fi de traditions, de valeurs, de système de pensée, de l’histoire, de toute forme de conformisme. Autrement dit, nous faisons abstraction de la famille traditionnelle, des dispositions biologiques et naturelles, de la préservation d’un système organisationnel des relations humaines jugé désuet, anachroniques et iniques.

Une religion d’État : la science ?

Dans sa déclinaison, la loi bioéthique tend toujours à rendre juste une situation de fait comme ces enfants éduqués par des couples lesbiens et qui ont besoin incontestablement d’un cadre juridique. Les femmes au nom de l’égalité sur un couple auraient tout autant droit à avoir un enfant en recourant à la PMA, toujours les femmes pourraient aussi maîtriser leurs carrières professionnelles par le biais de l’autoconservation des gamètes (autrement dit la possibilité pour les femmes de les faire prélever et congeler en vue d’une grossesse ultérieure). Ce que nous observons, l’évolution de la science et de la recherche participent à imposer un rythme d’avancées qui est à mettre au crédit de la science, mais au détriment du « politique ». Est-ce que tout progrès de la recherche revient à produire du bon pour une société. La science n’a pas vocation à se questionner sur le fond et le sens, autrement dit ces nouveaux droits humains viennent requestionner l’intérêt commun et tout simplement la préservation de l’écriture d’une histoire commune. Le droit des autres ne doit pas se glaner au détriment d’autres car cela crée un trouble inévitable au sein d’une société. Car la loi bioéthique démontre en son sein, les tabous et l’écho défavorable d’une majorité de la population puisque ladite loi ne donne aucun droit au couple hommes, transgenres alors que ces derniers expriment légitimement les mêmes droits et besoins que les couples lesbiens : une situation de fait.

Mais, le législateur s’est rappelé que celle qui enfante naturellement demeure la femme, originellement et il fallait bien y mettre du sens et une histoire pour soutenir cette loi, comme quoi nous ne pouvons pas se débarrasser de notre nature propre et de l’histoire qui est la nôtre depuis plus de 2000 ans.

[1]Voici ce que disait la CGT sur son site La CGT, fidèle au principe d’égalité des droits pour toutes et tous, est favorable à l’ouverture et la prise en charge à 100%, dans le cadre d’une prestation de droit commun, sans critère d’accès de type médical, de la PMA pour toutes les femmes, en couple ou seules, lesbiennes, bisexuelles et aux hommes transgenres (personne assignée femme à la naissance), et dans les mêmes conditions, au recours à l’autoconservation des gamètes. Garantir l’accès à la PMA pour toutes serait donc une avancée dans l’obtention de l’égalité des droits.

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