Ady amin’ny po-tany Covid-19 eto Madagasikara: korondendy ara-pahasalamana, ara-tsosialy sy ara-kolontsaina

Fientanam-po sy saina samy hafa ?

Tsy misy firenena izay tsy iharan’ny valan’aretina Covid-19, fa manerana ny tany dia maro be ireo tra-manjo, marary, very asa. Tsy manava-tsaranga, tsy mahalala na ny mahantra na ny mpanakarena ny viriosy fa miely sy miparitaka, miovaova ary mandavo ny marefo sy efa manana aretina hafa. Niteraka tsikera sy fanehoan-kevitra mifanohitra maro samy hafa ny fanambaran’ny minisitry ny fahasalamam-bahoaka raha nanao fanoharana izy mikasika ireo taha sy isan’ny maty, tratry ny aretina Covid-19. Marina anefa ny voalazany raha ara-tsiantifika sy ara-kajy no andraisana ny filazany sy ny fijeriny. Tsy maro sy bebe kokoa tokoa ve ny zazakely matin’ny tazomoka isan’andro, isan-taona anefa azo lazaina fa tsy mampihetsi-po ny maro tahaka izao iainanatsika izao ? Inona no mahatonga izany fahasamihafam-pientanam-po sy saina izany manoloana ny maty ? Inona no maha-hafa kely ny Covid-19 ?

Korondendy ara-pahasalamana, ara-tsosialy ary ara-kolontsaina

Nandritra ny herintaona dia nilomano isan’andro tao anaty vaovao mikasika ny Covid-19 isika. Nanomboka tany Sina ary niparitaka maneran-tany ireo tahotra sy horohoro. Namela takaitra ao an-doha sy ao am-po izany litaniam-baovao ratsy nitaiza ela izany ary niteraka fanavakavahana ny Sinoa aza teny amboalohany ary famonoan-tena aza indrisy. Ankoatra ny fahasalam-batana dia tsy azo hamaivanina noho izany ny fahasalaman-tsaina. Ho antsika Malagasy, ireny rehetra ireny, miampy ny kolotsaina no niteraka ny tsy fahazakana ny fampitahana izay mitombina ara-kajy karteziana nataon’ny minisitry ny fahasalamana. Anefa ny tsara ho fantatra, dia manjaka ao amin’ny tontolon-tsain’ny Malagasy maro ny tontolo ara-panahy. Mila fitandremana be sy fahendrena , indrindra ho an’ireo tompon’andraikitra ara-politika, ny fanehoan-kevitra mikasika ny maty eto Madagasikara. Ny eto mantsy, velona iray trano, ary maty iray fasana, ary ny maty tsy mba maty fa mody razana hitahy. Rohim-piainana tsy azo tsinontsinoavina ara-pomba Malagasy ny fahafatesana ka na iray ihany aza ny manjo dia mihatra sy midona lalina izany satria ny fahafatesana ho an’ny Malagasy dia mirakitra ny havesaran’ny fombafomba sy ny kolontsaina rehetra miaraka aminy. Ny maha-hafa kely ny Covid-19 dia izy mampikorondendy ny ara-pahasalamana, ara-tsosialy ary ny ara-kolontsaina. Ny fifaningoran’ireo no mahatonga mora fanafintohinana, fahakizitinana ary fahatezerana.

Madagascar : Gestion Covid-19, Le gouvernement va-t-il trop loin ?

Gestion Covid-19 : le gouvernement va-t-il trop loin ?

Alors que Madagascar vient de passer le cap des 600 décès à la Covid-19, en complément des mesures sanitaires pour freiner la propagation du virus, aussi étrange que cela puisse paraître, une nouvelle mesure étonnante aussitôt annoncée par un décret interministériel a été qualifiée de liberticide et rejetée immédiatement par l’ordre des journalistes ainsi que l’ensemble des mouvances politiques de l’opposition. Le gouvernement a suspendu plusieurs émissions à la radio, à la télévision et sur internet. Leur dénominateur commun, elles sont susceptibles de provoquer le trouble public et l’unité nationale. L’État entend dire par là que cette nouvelle mesure aiderait à mieux lutter contre la Covid-19. Peut-on mettre fin à l’épidémie en limitant la liberté d’expression ? Peut-on promouvoir la bonne gestion de la crise sanitaire basée sur la censure sous prétexte d’ainsi mieux protéger la santé ? Le gouvernement va-t-il trop loin ? Une forme de dictature s’est-il installée ?

Une constante dans l’histoire politique du pays

La notion de dictature sanitaire se développe actuellement, elle se dessine dans le quotidien avec une certaine complicité de la société.  Ce qui se passe à Madagascar n’en est autre qu’une nouvelle forme de dictature sanitaire comme réponse à l’épidémie. Une bonne dictature pour les uns pour contenir l’épidémie et inutile pour les autres. Et particulièrement, à Madagascar,  il se trouve que ce n’est pas une dérive, mais une constante dans l’histoire politique du pays. Plus qu’une mesure sanitaire, elle s’inscrit dans un contexte plus large de contestation de l’autorité, de la montée progressive des forces de l’opposition sur la scène politique locale. Le gouvernement n’en est peut-être pas conscient, mais c’est probablement une grande erreur et la plus mauvaise décision qu’il ait prise. Cette décision controversée révèle une certaine forme de pouvoir autoritaire qui se trompe de cible. Toutefois, il n’en demeure pas moins, c’est l’archétype des politiques malgaches depuis les soixante dernières années confrontées aux crises politiques cycliques que traverse le pays. Et hélas, en politique, il est très difficile d’avouer qu’on s’est trompé.

Le Maroc : un exemple pour Madagascar ?

Les relations entre le Maroc et Madagascar continuent d’être respectueuses et cordiales sur le plan diplomatique. Les deux pays gardent en mémoire l’exil contraint et forcé du Roi Mohamed V sur la Grande île, à Antsirabe, dans les années 50.

Au Maroc, tout le monde s’accorde à dire que le royaume souhaite devenir un acteur incontournable du continent. Alors que toutes les puissances convoitent sans exception les marchés exponentiels dans pléthores de secteurs en Afrique subsaharienne, qui viennent s’ajouter aux matières premières que regorgent le continent. Le Maroc entend ne pas être exclu des relations commerciales et économiques déterminantes pour la place des uns et des autres sur le nouvel échiquier mondial. Comme en attestent l’accélération des visites effectuées par le Roi Mohammed VI, au cours de ces dernières années, sur le continent ou la réintégration du pays maghrébin au sein de l’Union Africaine en 2017. Les résultats sont éloquents, puisque depuis 1999, le Maroc a atteint une dizaine de milliers d’accords.  Madagascar n’a pas encore goûté à cette relation privilégiée alors qu’il se disait qu’une Ambassade devait ouvrir au Maroc, mais force est de constater que celle-ci n’a pas encore vu le jour. Naina Andriantsitohaina, alors ministre des Affaires étrangères, parlait d’une impulsion dans les relations bilatérales pour atteindre une dimension plus concrète et ambitieuse entre les deux pays. Une commission mixte s’était d’abord formée joignant la parole aux actes. Puis plus n’avoir rien à se mettre sous la dent. L’absence de cette ambassade malagasy révèle donc la timidité dans la construction d’une relation plus probante sur le plan économique.

Le Maroc, un modèle en plus d’impulser un partenariat

Si les relations demeurent encore faméliques, le Maroc est un exemple à bien des égards. Son économie touristique est impressionnante, captant 10 % du PIB national et occupe la place de second employeur de la population marocaine. Cela représente 6,16 milliards d’euros et plus de 11 millions de visiteurs annuels. SI en 2017, ce fut une année record pour le Maroc, la monarchie le doit aussi à sa compagnie aérienne Royal Air Maroc qui a développé de nouvelles lignes aériennes. Le taux de bancarisation démontre sa parfaite intégration économique puisqu’il s’élève à 78 %. Son inclusion financière lui confère le statut de pays arabe le plus bancarisé avec une ostensible intégration économique de ses agents.

Dernièrement, la monarchie du Maghreb s’est illustrée en faisant de la santé une priorité, après avoir été témoin de la relative indigence de son système de protection sociale en pleine pandémie liée à la Covid-19. Le Maroc ambitionne de couvrir 22 millions de Marocains avec une protection sociale généralisée qui garantit l’accès à des soins via un système de prise en charge renforcé protégeant une foule de risques sociaux tant au niveau de la santé que de l’emploi. Le Maroc souhaite aussi à travers cette politique volontariste atténuer la part du secteur informel qui concerne 4,3 millions de Marocains et 36% des emplois locaux ce qui représente aujourd’hui 30 % du PIB.

Madagascar – Les huiles essentielles

Un webinaire pour expliquer le succès, les enjeux et les défis autour des huiles essentielles Made in Madagascar

La production et l’exportation des huiles essentielles Made in Madagascar ou Vita Malagasy, connaissent une véritable performance en matière de croissance, une réelle opportunité économique pour Madagascar. Les huiles essentielles ont traditionnellement été l’un des domaines les plus attractifs de la chaîne de valeur de la médecine traditionnelle malagasy, mais on note aussi la montée de leur utilisation dans d’autres secteurs : cosmétique, parfumerie, etc..

Qu’est-ce qui explique leur succès ? Quels sont les enjeux et les défis de leur exportation ? Quelle est la place et l’influence de la médecine traditionnelle dans notre système de santé ?

Le Webinaire organisé conjointement par FIVMPAMA Paris (Groupement des Entrepreneurs Malgaches) et le Club 1808 ce jeudi 29 avril 2021 à 11 h  (Madagascar) / ou 10 h (France) traitera toutes ces questions.

Madagascar Media, en tant que partenaire de cet évènement, soutient de fait l’initiative de Fivmpama Paris et du Club 1808, et vous invite à assister et participer activement à ce webinaire.

Lien vers la page Facebook du FIVMPAMA PARIS, pour suivre la conférence en ligne.

Conférence sur les opportunités proposées par l’économie verte à Madagascar
Le programme de la journée du 29 avril
Les partenaires de la conférence Économie verte et opportunités des huiles essentielles à Madagascar

Madagascar, maintenir la volonté politique

Andry Rajoelina est plus proche de la fin de son quinquennat, qu’à son commencement. En arrivant au pouvoir, comme tout président, il suscitait l’espoir, le soulagement aussi, après des années de tension et d’incertitude. Cependant, aucun observateur de la vie politique malagasy n’aurait pu pressentir la pandémie qui a ébranlé le monde dans son entièreté. Si l’Afrique est épargnée en vie humaine, les économies en pâtissent.

La crise sanitaire a donné toute une autre tournure dans l’exercice du pouvoir pour le gouvernement Ntsay,  en obligeant à réagir systématiquement. La schizophrénie bat son plein, entre le maintien d’une politique qui vise à se limiter à la gestion sanitaire et  la poursuite d’une ambition qui devait propulser Madagascar dans l’émergence par le biais d’infrastructures nouvelles. Plus qu’une nécessité, celles-ci devaient créer de l’emploi, attirer les investisseurs et générer de la croissance inclusive. Toutefois, à Madagascar, tout semble demeurer plus complexe à en presque oublier le famélique pouvoir d’achat de la population ou le taux de pauvreté endémique. La gestion d’un pays comme Madagascar a de quoi freiner l’ambition de pléthores de politiciens tant la gouvernance est périlleuse. Tous les présidents successifs en ont fait l’amère expérience. L’économie informelle dominante, avec ses 93 % de l’activité de la Grande île, est un frein manifeste au développement. Elle empêche le développement d’un système bancaire, l’augmentation de recettes fiscales ou tout simplement d’élever une population indigente dans sa majorité. Sans évoquer les conditions météorologiques qui créent quant à elles des inégalités sur le territoire, et plus étonnant, la position insulaire de Madagascar devient presque un handicap alors que celle-ci est un atout géostratégique.

Les contraintes de la mondialisation à Madagascar

Madagascar, avec le tourisme, l’exportation brute de ses matières premières notamment, privilégie une économie tournée sur le monde. Tributaire de ses grands partenaires commerciaux, des consommateurs étrangers et aussi de sa diaspora, or avec la Covid-19, toute cette manne financière a été considérablement réduite. L’aide accordée à un Pays moins avancé (PMA) comme Madagascar redevient primordial et un instrument de servitude. Pour toutes ces raisons,  cela devient encore un sujet de débat à Madagascar, dans le choix stratégique à définir, pourquoi ne pas revenir à une politique qui priorise sur son économie intérieure ? Le piège de la gouvernance est de poursuivre sur ce qui n’a pas marché. Les recettes de l’ancien monde à l’échelle malagasy ont produit de maigres résultats : croissance « extravertie ou exclusive », autrement dit une richesse qui ne profite pas aux malagasy, une fracture dans l’accès aux services publics, une décentralisation inopérante… C’est pourquoi, si la crise sanitaire induit un « repli sur soi », il convient d’y trouver des ressources endogènes pour encore entrevoir l’émergence pour les dix prochaines années.

Madagascar : Parler de l’impuissance des politiques

Le modèle malgache est une illusion

S’ils ont réussi et brillé dans leurs carrières professionnelles respectives, ils ont échoué en politique. Ils, ce sont les dirigeants politiques Malgaches.  Il faut se rendre à l’évidence que gouverner est très éloigné de la gestion d’une entreprise, ce n’est pas de l’improvisation non plus. Le constat est amer : Les 60 ans d’histoire post-coloniaux ne s’apparentent en rien à une quelconque gloire. Le pays s’est engouffré dans un tunnel sans issue, chaque année on avance en occupant le rang des pays les plus pauvres au monde. Nous avons expérimenté toutes les formes possibles de gouvernance et d’idéologies politiques, allant du socialisme, en passant par le nationalisme conservateur jusqu’au libéralisme, depuis la proclamation de l’indépendance jusqu’à nos jours. Il n’y a pas eu véritablement de formations politiques ayant réussi à surmonter les problèmes socio-économiques que vivent les Malgaches, ni des solutions innovantes ou d’idées transformationnelles proposées en capacité de mettre le pays sur les rails. À chaque fois, à la fin de leur mandat, chacun proclame qu’ils ont laissé le pays « en bon état », Ils ne voient rien de leurs erreurs ni de leurs errances idéologiques. Plutôt versés dans des luttes politico-politiciennes cycliques pour revenir au pouvoir, ils se sont réduits à faire de la politique une source d’enrichissement personnelle. Faire carrière en politique à Madagascar, c’est d’abord bénéficier des avantages des hauts fonctionnaires d’État, rouler en 4×4, et souvent profiter de l’impunité pendant l’exercice du pouvoir. Le modèle malgache est une illusion.

L’illusion des slogans

L’intérêt général est sacrifié sur l’autel de la corruption et des malversations. Comme tout va bien dans leur monde, ils ankylosent le pays par leur autosatisfaction aveuglante, leur vanité disproportionnée et leur arrogance suicidaire. Cet aveuglement d’en haut est au cœur de la décadence. L’échec des politiques malgaches est bien dissimulé dans des paroles qui fleurent la démagogie, le mensonge et l’imprévoyance maintes fois renouvelés lors des campagnes d’accession au pouvoir. Les discours valent plus que le travail, l’apparence que l’action. On ne pense que par slogans. Des adages à faire dormir debout jusqu’à frôler le religieux, le meilleur moyen pour endormir le peuple. Des tours de magies oratoires miroitant au peuple le mirage du pays cananéen. Le fossé entre les déclarations de propagandes et la pauvreté sur le terrain se creuse au fil des années et suscite le vertige dans un pays qui a tout pour réussir. Des belles formules incantatoires qui auraient pu réveiller le pays de sa torpeur, mais au contraire, elles ont plutôt œuvré pour accumuler davantage de pouvoir, et créer davantage d’illusions et de pauvreté. Désormais, La réussite sourit à celui qui pourra distribuer le plus de goodies. Les paradoxes se multiplient, la famine et la pénurie d’eau dans un pays tropical riche en terre cultivable, l’extrême pauvreté des territoires dans un pays qui exporte de l’or et s’assoit sur des richesses minières inestimables. 

Comment guérir le mal malgache ?

La situation économique et sociale se trouve chaque année en déclin. Cette course effrénée à l’échec nécessite urgemment des changements drastiques des pratiques politiques. La pauvreté du pays devrait interpeller plus d’un et appeler les politiques à un changement de paradigme, un changement de façon de faire pour se connecter au pays réel. La question de l’efficacité des politiques à guérir le mal malgache, à sortir le pays du gouffre où ils l’ont mené se pose aujourd’hui, à tous les dirigeants et ceux et celles qui aspirent à le devenir. Aujourd’hui, les politiques sont devenus relativement la faiblesse de ce pays alors que la force et l’essor du pays dépendent en grande partie d’eux. Est-ce que l’aveuglement et le manque d’efficacité des politiques continueraient-ils à saper les atouts et les potentiels intrinsèques du pays ? Avons-nous atteint la limite de l’absurde ? La réussite entrepreneuriale ne suffit pas. Il est temps de constater l’absurdité et les errances politiques de ces 60 dernières années, il est urgent de faire autrement.

La vocation en politique n’est pas de se faire servir, mais plutôt de servir et d’offrir ce qu’on a de meilleur. 

Covid-19 à Madagascar : Changement de cap

Cette fois-ci Andry Rajoelina a cédé à la pression exercée de toute part, en inscrivant Madagascar au programme Covax facility pour bénéficier des doses de vaccins. Si la société civile semble se satisfaire de cette décision, cette dernière démontre une certaine lucidité de la part des autorités, capables de revenir sur ce qui semblait acté définitivement ; mais elles s’exposent aussi à une campagne de dénigrement, à l’international.

La situation sanitaire actuelle à Madagascar a rendu la tâche plus difficile pour les autorités malagasy. Témoin d’une recrudescence des cas positifs à la Covid-19, une présence accrue de variants sud-africain et le manque de lits criants sont autant d’arguments qui ont poussé à des décisions radicales : une décision favorable à la vaccination, un couvre-feu, une fermeture de l’espace aérien y compris pour la ville touristique de Nosy-Be. Par conséquent les malagasy disposeront d’un choix cornélien entre recourir à la solution locale par le biais du Covid Organics, les remèdes locaux à base de plantes médicinales  et la solution vaccinale issue des grands laboratoires.


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Si nous n’avons pas encore connaissance des deux vaccins qui circuleront sur la Grande île, le Président continue d’accorder toute sa confiance au remède Tambavy CVO.

Les conséquences de ce choix vaccinal

Andry Rajoelina ne souhaitait pas exposer sa population à une dangerosité dévastatrice alors que la majorité des pays optent pour la solution vaccinale. Son refus initial était réfléchi et justifié. Toutefois, une forme de contrainte et de pression s’est installée, malgré les efforts consentis pour emporter cette bataille contre la Covid-19 en ayant recours à des solutions endogènes, celle-ci ne peut qu’être gagnante si une coalition de pays convaincus du CVO apporte un soutien indéfectible. La première bataille à gagner se situait donc sur le plan local parce que l’opposition et des membres de la société civile en ont fait une question politique, n’hésitant pas à critiquer ouvertement une invention, pourtant à l’initiative de l’IMRA, fleuron du savoir malagasy. Si les vaccins parviennent à lutter durablement en plus de la tisane à base d’Artemisia, tout le monde en sera ravi. Mais, plus qu’un vaccin, nous devons tous réfléchir à ce que nous souhaitons pour le devenir du pays. Poursuivre en limitant nos pensées et visions tout en continuant à vivre des solutions apportées par des autres, ou proposer une alternative qui parfois sera jugée risquée, mais ouvrira des perspectives en s’affirmant à partir de nos forces en notre sein…

Ady amin’ny Covid-19 : Mila fanampiana ny vahoaka

Ady iombonana izy ity

Ahiahy sy tebiteby no mameno ny sain’ny Malagasy tato ho ato. Mitombo isan’andro tokoa mantsy ireo olona tratry ny Covid-19 eto Madagasikara. Maro ireo olona manantona ireo toeram-pitsaboana saingy indrisy mitombo ihany koa ny fandavana noho ny tsy fahampian-toerana, tsy fisian’ny fanafody ary indrindra ny fahalanian’ny rivotra oksizena satria tsy maharaka ireo mpamorona azy. Tsy ireo ihany anefa no sakana tsy ahafahan’ny Malagasy mitsabo tena tratry ity aretina ity indrindra rehefa izy mihombo, fa eo ko any tsy fananam-bola. Tsy taka-bidy ireo fanafody ilaina sy takiana amin’ny marary, lafo be tafahoatra ny oksizena, ary misy milaza koa aza fa risoriso vao tafiditra eny amin’ny hopitaly. Nabaribarin’ity Covid-19 ity ny tokony hitondram-panovana lalina eo amin’ny sehatra ara-pitsaboana, ny fitaovana ampiasana amin’izany sy ny fandraisana ireo marary. Tsy tokony hanetsika sy hanentana ho amin’ny fitakiana ve ny tsy fitoviana mihoampampana misy eo amin’ny samy Malagasy eo amin’ny lafiny fitsaboana ? Ity aretina ity anefa dia tsy manava-tsaranga, na ny mahantra na ny mpanakarena. Tena ady iombonana izy ity. Na miara-maty, na miara-belona eto isika raha tsy voafongotra tanteraka amin’ny olona rehetra ny otrik’aretina.

Mila fanampiana mifanaraka amin’ny halehiben’ny olana ara-pahasalamana atrehiny ny vahoaka

Lasa toa toe-java-mitranga ny mihevi-diso fa ekena ny fahalafosan’ny fanafody tsy taka-bidy. Azo ekena ve hoe avo dimy heny miohotra amin’ny karama farafahakeliny indrindra ny vidin’ny oksizena ? Tsy takatry ny Malagasy izay tantsaha no maro an’isa izany, ary ireo olona monina amin’ny tanan-dehibe koa aza hita fa tena sahirana ary tsy afaka ny handoa izany vola be izany. Mila fanampiana mifanaraka amin’ny halehiben’ny olana ara-pahasalamana atrehiny ny vahoaka. Miantso ny fanjakana mba hisahana zato isan-jaton’ny lany rehetra amin’ireo marary rehetra tratry ny Covid-19. Azo heverina ihany ko any fijerevana ireo fomba azo atao hampidinana ny vidin’ireo fanafody fampiasa hampitomboana ny hery fiarovana. Tsy maha-diso angamba raha dieny izao dia manova ny laharam-pahamehana ka hifototra tanteraka amin’ny fanampiana sy fisahanana ny lany rehetra an’ireo Malagasy mararin’ny Covid-19 mila famonjena ny Fanjakana. Soa ihany fa mbola eo ireo vokatry ny tany, ireo fanafody nentim-paharazana sy raokandro Malagasy itodihan’ny Malagasy hitsaboany tena.  Mahasitrana izy ireny anefa tsy ampy kosa anefa indraindray. Mandra-pahatongan’ny vaksiny sy ny fanafody avy any ivelany ho enti-misoroka tanteraka ny aretina dia miandrandra sy manantena ny fanampian’ny fanjakana ny vahoaka Malagasy. Ny fahasalamana no voalohan-karena, ny fahasalamana dia zon’ny rehetra no hisitraka azy.

Didier Ratsiraka : Quelle histoire raconter ?

La fabrique des héros

Didier Ratsiraka, l’ancien président Malgache est décédé à l’âge de 84 ans, le 28 mars à l’hôpital militaire de Soavinandriana à Antananarivo. Loin de ses années de gloire lorsqu’il était aux manettes du pouvoir, les dernières années de sa vie lui faisaient sentir que le vent a tourné, malgré ses tentatives de retour au pouvoir ratées, il avouait avec une pointe d’amertume lors d’une récente interview sa triste perception en se disant que « – Les gens ne nous aiment pas ». De son vivant, cette grande figure de la politique malgache était considérée comme un prophète qui ne faisait pas l’unanimité dans son propre pays, il était à la fois une personnalité admirée mais aussi controversée, voire détestée. Son enterrement au Mausolée d’Antananarivo est une volte-face historique non négligeable qui lui offre des nouvelles perspectives historiques. Sa mort le fait rentrer dans un processus de fabrication de héros. Désormais, avec l’héroïsation posthume de Ratsiraka, Andry Rajoelina, l’actuel président, fait appel au symbolisme et donne sa propre version de l’histoire de Madagascar. Une certaine idée de Didier Ratsiraka s’efface, et une autre émerge dans les Champs-Élysées des héros. On assiste à une mutation posthume de l’histoire du pays. Ce lieu de mémoire collective lui confère une nouvelle image, une nouvelle identité, celui d’un héros national. Mais l’était-il vraiment ?

Héroïsation controversée

Le mausolée d’Avatr’Ambohitsaina à Antananarivo est un lieu de mémoire collective. On y enterre les héros du pays, notamment des grands personnages politiques, des nationalistes malgaches qui ont pour point commun d’avoir brillé par leur patriotisme. Ils ont été élevé au rang de héros national, des patriotes, des personnalités courageuses qui ont lutté contre la colonisation et les travaux forcés, notamment lors des évènements de 1947. Ratsiraka devient le 13ème « héros » en dépit des attributs négatifs qui lui sont attachées : Deba (le méchant), l’amiral rouge, le dictateur, etc.. Ce lieu, à la fois nécropole et à la fois mémoriel étant un territoire approprié pour témoigner d’un passé commun à tous les Malgaches, l’enterrement de Ratsiraka au Mausolée d’Antananarivo pose question. Assistons-nous à une manipulation de la mémoire collective ? Bien que Ratsiraka était considéré par certains comme un patriote intelligent, un héraut de la souveraineté malgache de part ses actions pour les iles éparses, de ses luttes contre le colonialisme etc. le décalage reste important entre la drame vécue par la population malgache pendant ses 23 ans de règne politique marquées par les censures, les contrôles stricts des expressions des idées et la réécriture actuelle de l’histoire portée au cimetière des héros. Indéniablement, le mausolée reste associé dans l’imaginaire des Malgaches au domaine des héros mais pas d’un ancien patriote-dictateur. Alors quelle histoire raconter ou quelle histoire veut-on effacer ? Un travail plus approfondi de l’histoire par nos historiens est plus qu’indispensable.

Joe Biden, continuum de Trump

Après sa rixe l’opposant à Vladimir Poutine, Joe Biden a dessiné les contours de sa politique étrangère. Les ennemis de l’Amérique, de ce nouveau mandat, sont désormais connus de tous : Russie et Chine pour les plus coriaces. Quant à la question du moyen-orient, elle pourrait sensiblement ressembler à un retour à la position «Obamesque».

En géopolitique, une puissance doit avoir nécessairement un ennemi. Si sur les 10 dernières années, ce rôle était occupé par l’État islamique (ISIS), celui-ci ne constitue plus une réelle menace pour l’occident, même si nous sommes loin de son éradication totale. Il est vrai,  ses idées continuent encore à germer chez des décérébrés, des fondamentalistes et souvent des laissés pour compte du libéralisme. Concernant ces ennemis de l’Amérique, la présidence Trump avait amorcé une opposition à Xi Jin Ping à travers l’affaire Huawei ou via la pression exercée sur le géant du réseau social TikTok…

Joe Biden souhaite poursuivre sur cette indexation qui vise la Chine, où il y a fort à penser que les gestions d’Hong-Kong et la région du Xinjiang et sa communauté minoritaire, les Ouïghours seront autant de mobiles visant à bannir la Chine dans l’unique but de freiner son expansion territoriale à travers « les routes de la soie ».  Puisque le président américain entend brandir plus que jamais les principes des droits de l’homme, la Chine a de quoi s’inquiéter. Elle, qui au passage, vient de se rapprocher sensiblement de l’un des ennemis potentiels des Américains : l’Iran.

Russie oui, Moyen-orient un jeu de pouvoir à redéfinir

Joe Biden s’est délesté d’un message peu diplomatique, qualifiant de « tueur » Vladimir Poutine. Si le président voulait se démarquer de son prédécesseur à la maison Blanche, le coup est parfaitement réussi. Si le but recherché est de perturber la Russie dans son désir de renouer avec un passé glorieux, le message prend du sens. Toutefois, le forme a de quoi étonner, le timing nourrit les interrogations, et semble-t-il, le manque de perspectives et de stratégies semblent apparaître expressément. Le seul motif de la crise sanitaire appelle à de la prudence et à respecter les usages diplomatiques. La Russie joue un rôle ô combien important dans la politique vaccinale mondiale. Le retour à la normalité était tant désiré par les alliés des États-Unis à commencer par l’Union Européenne. Une telle agitation ne peut que perturber la nouvelle configuration des relations internationales. Une perturbation qui devrait aussi s’étendre au Moyen-Orient puisque la nouvelle administration américaine souhaite aussi défaire son alliance historique qui la lie viscéralement à l’Arabie Saoudite en se désolidarisant de la guerre au Yémen. L’objectif est de rééquilibrer les pouvoirs dans la sous-région en ne délaissant pas totalement l’Iran ce que présageait les accords de Vienne en 2015, impulsé par Barack Obama mais défait par Donald Trump.

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